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SOLSTICE D'HIVER ALBAN ARTHAN YULE


SOLSTICE D’HIVER ALBAN ARTHAN (lumière d’hiver ou d’Arthur) OU YULE

Le solstice d’hiver symbolise la renaissance solaire, mais aussi la gestation, la conception et la germination des plantes sous l’influence grandissante du soleil. Le soleil atteint sa forte déclinaison pendant quelques jours.

Le solstice d’hiver est un rituel le plus profond et plus ancien que le solstice d’été. La lumière d’Arthur, le Soleil Roi, instant marquant la renaissance du soleil était une préoccupation majeur chez l’être humain jusqu’à 2000 ans avant Jésus-Christ. Le solstice d’hiver se tient à mi-chemin entre l’équinoxe d’automne et l’équinoxe de printemps ainsi contre Samhain et Imbolc, ce dernier étant la fête de sortie de l’hiver et d’ouverture de la saison claire ( fête de la Chandeleur).



On fêtait pendant deux semaines le solstice d’hiver avec des points-clés le 25 décembre le 1re et 6 janvier. Le rituel du solstice d’hiver est la bûche de Yule. Il permet d’accompagner le soleil dans ses derniers instants de chute, avant de l’inviter à revenir briller sur le monde. Traditionnellement, on partait dans la forêt dans le but de trouver la plus grosse et la plus belle bûche ou souche, la bûche de Yule. Il fallait qu’elle soit assez grande pour fournir chaleur et lumière pendant 12 jours. La bûche était décorée avec des végétaux et elle était positionnée dans un tison prélevé sur la bûche de l’année précédente qui servait à embraser la nouvelle bûche afin de symboliser la continuité de la vie et de la lumière. Le bois de chêne été favorisé pour sa robustesse et sa densité, et parce qu’il a avait l’avantage de se consumer lentement. On versait du cidre, du vin cuit, huile ou de bière avant d’allumer le feu nouveau. La soirée était rythmée par des champs des contes des devinettes. La bûche solsticial recevait la plus grande attention, elle était baignée et lustrée avec un rameau de buis et accompagnée par les souhaits pour l’année à venir. Les cendres de la bûche consumée, était répandue dans les champs et les jardins pour assurer les récoltes abondantes.


Les sites sacrés. Ils ont été érigés et orientés en fonction du coucher et du lever de soleil lors du solstice d’hiver et chaque année nos ancêtres célébraient ce retour à la lumière. Le Soleil Roi s’unit à la Terre mère pour concevoir une lumière nouvelle. Newgrange, grand tumulus néolithique est un temple sous forme de pierre et terre construites de sorte que le soleil levant soit canalisé le long de la galerie supérieure du couloir.

Au solstice, des premiers rayons de soleil du jour entrent dans le temple, traversent le couloir et finissent en imprégnant de lumière la matrice de la terre mère. Cet événement se reproduit chaque année. Recouvert de morceaux de quartz blanc, ce tumulus comme une sorte de dôme, devait ressembler depuis les airs à un énorme œuf blanc. À l’entrée se trouve, couché un pilier massif de pierre gravé sur toute la surface de spirales tel un seuil vers l’Autre Monde.

La cérémonie entière est un passage entre l’obscurité de l’année et sa lumière nouvelle, le temps de mort et de renaissance : le Solstice d’hiver marque un début et un aboutissement. Se déroule la nuit la plus longue, pendant laquelle la terre semble retenir son souffle face aux ténèbres écrasantes, une promesse de maintien de la vie sur terre. Depuis Samhain, nous étions entrés dans la partie sombre de l’année, ce que l’on appelle dans les textes anciens « la longue traversée hivernale ». Parce que celle-ci pouvait être éprouvante de diverses façons, elle était crainte du monde celte qu’il entourait d’un ensemble de préventions et de protections. Deux hauts feux sont allumés à trois reprises afin de nous guider, de nous éclairer, de nous réconforter pour sortir dans les meilleures conditions possibles de la longue nuit. Mais c’est aussi en cette longue nuit et finalement par elle, en son sombre berceau que nait « l’enfant lumière » apparenté à l’Aurore qui va resplendir dans le lever du jour au quotidien du déroulé de la roue de l’année.

Marilyn Brentegani. Ethno-herboriste


Mythe très ancien. A Litha

On raconte que chaque année le Roi Chêne, Dieu de la lumière croissante et le Roi Houx, Dieu de la lumière déclinante ou Seigneur des Ténèbres s’affrontent dans un terrible duel qui se ponctue par la victoire du Roi Chêne à Yule. Il régnait alors durant la moitié de l’année jusqu’à qu’il soit battu par le Roi Houx à Litha, au moment du solstice d’été marquant le raccourcissement du jour.

Maëva Morin



Les enseignements à retenir

A Samhain, on s’était débarrassé des « mauvais fruits de l’année » triant tout ce qui nous encombre afin de s’en libérer. C’est la fin de l’année celtique, on fait le bilan de son année, se déchargeant des situations, actions et personnes négatives mais aussi de ses vieux schémas de fonctionnement, ses vieilles croyances qui n’ont plus lieu d’être afin se vider, s’alléger et faire germer ce qu’il y a de meilleur en nous. La roue de l’année est un travail alchimique de transmutation.

Aussi à la période de Yule, nous renaissons à nous-mêmes pour faire rayonner en nous notre lumière, notre essence profonde. C’est un grand saut, « une sortie de notre zone de confort » pour tenter de vivre de façon plus lumineuse, plus consciente en accord avec notre être profond.

C’est un véritable rite de passage, mourir de son ombre pour renaître de sa lumière. C’est un vide d’ombre pour un nouveau plein de lumière ! C’est une véritable évolution humaine, une transmutation, une renaissance, pour découvrir un nouvel équilibre, un processus de transformation qu’il est important de ne pas rater.

Raviver sa flamme en soi donne de l’énergie, de l’espoir, de la motivation pour continuer son chemin, sa mission de vie. C’est aussi ne plus subir le fardeau de son existence, en s’allégeant, c’est se prouver en cette période l’amour pour soi et les autres aussi.


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